"Je préfère parler de la culture [...] un bain dans lequel il faut s'immerger sans retenue"
L'anticulture ? Je ne sais pas ce que c'est. Je préfère parler de l'aculture, de l'inculture et surtout de la culture.
L'aculture, l'absence de culture, c'est terrible. Cela signifie l'intolérance - souvent la bêtise et même aussi parfois la barbarie. L'inculture, c'est le manque de culture, le choix du superficiel au détriment de l'essentiel.
Sans culture, on est très pauvre. Les hommes ont besoin d'elle pour se développer. Si je n'avais pas évolué grâce à l'écriture, je me serais appauvri en ne faisant que du journalisme. J'écris des livres d'une part et d'autre part j'en lis beaucoup pour les émissions littéraires dont je m'occupe. C'est ma chance.
Il ne faut surtout pas penser par là que seule la littérature ouvre l'esprit. Le contact avec tous les domaines est enrichissant : peinture, sculpture, musique, etc.
Je n'ai pas grandi dans une famille mélomane mais, adolescent, j'ai fait une merveilleuse rencontre avec la musique, avec l'opéra. Cette découverte –
passionnelle – avec l'opéra m'a transformé.
La culture est un bain dans lequel il faut s'immerger sans retenue.
Auteur : Poivre d'Arvor Patrick
Magazine : Grandes Signatures n° 2 Page : 8-8
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